VACANCES D'ÉTÉ - Notre eshop reste ouvert mais vos commandes seront envoyées à partir du 23/08 !

Bastille - Révolution douce

Rencontre avec Julie, créatrice des bijoux Bastille

Parmi notre sélection, nous avons jeté notre dévolu sur la marque Bastille. Des bijoux délicats et colorés, fabriqués en France. Derrière cette jeune marque ? Julie Barranger, une créatrice sympathique et pétillante. Rencontre.

Vous avez complètement changé d’orientation professionnelle. Bastille, c’est votre révolution à vous ?

Exactement, Bastille c’est un peu ma révolution à moi ! Je suis diplômée d’une grande école de commerce et j’ai passé 15 ans dans l’univers des achats. Ce fut des années très intéressantes, mais je souhaitais passer plus de temps avec ma famille. J’ai donc pris la décision de me reconvertir. Plutôt que de raisonner en termes de compétences et de me dire « quelles sont mes compétences et comment je peux les mettre à profit ? », je me suis dit « de quoi as-tu envie ? ». Assez rapidement, j’ai recommencé à faire ce que j’appréciais le plus, la création. J’ai toujours été très manuelle, créative, j’ai toujours adoré confectionner mes propres bijoux, des choses simples, notamment des colliers et des grands sautoirs. Je suis revenue à ma première passion.

Quand avez-vous débuté votre activité et comment vous êtes-vous formée à la création de bijoux ?

J’ai lancé Bastille en mai 2019, c’est une aventure récente. C’est le choix d’un métier passion mais c’est aussi le choix de l'entrepreneuriat. C’est une aventure où l’on est le seul capitaine à bord. C’est un sacré défi ! Il m’a fallu plus d’un an entre la décision et le lancement de la marque. J'ai appris de façon autodidacte, mais actuellement je suis une formation en ligne pour progresser sur les aspects techniques.

Bijoux Bastille

« L’univers Bastille, c’est des bijoux fins et délicats, avec des tons vitaminés, c’est une révolution douce ».

Julie, créatrice des bijoux Bastille

Pouvez-vous décrire votre marque et votre univers ?

Je voulais que ma marque incarne l’esprit français et parisien. L’univers Bastille, c’est des bijoux fins et délicats, avec des tons vitaminés, c’est une révolution douce. Je joue avec les volumes, les matières et les couleurs pour que, tout en restant fines et élégantes, mes pièces dégagent une vraie personnalité. La suédine est la signature de la marque, c’est le dénominateur commun de toutes mes créations. Mes pièces sont à la fois discrètes et colorées. Chaque bijou est un détail qui n’en est pas un.

Quel est le processus de création de vos pièces ?

Chaque bijou est fait main par mes soins. Je travaille sur la base de plaques très fines de laiton brut, je les scie, je les lime et enfin je les polis. Une fois polies, les pièces sont dorées à l’or fin 24 carats par un artisan doreur français, choisi pour sa rigueur et la finesse de son travail. Ensuite je procède à la dernière étape : le montage. C’est à ce moment que j’ajoute la couleur par l’intermédiaire de la suédine et que le bijou prend sa forme définitive. En général, je porte tous mes prototypes pendant 3 semaines à 1 mois avant de valider leur avenir ! C’est une manière de vérifier que le bijou me plaît, qu’il tient la route, qu’il ne s’emmêle pas… C’est l’ultime étape de validation.

« Dans le choix de mes matières premières, je me suis fixé deux règles de conduite. La première c’est de ne pas avoir d’intermédiaire (…) Je suis en relation directe avec mes fournisseurs. Je sais d’où vient mon matériel. La deuxième, c’est de travailler prioritairement en France et quand ce n’est pas possible avec l’Europe ».

Julie, créatrice des bijoux Bastille

La traçabilité est l’un des principaux défis à relever pour que la joaillerie devienne plus durable. Comment sélectionnez-vous vos fournisseurs de matières premières ?

Ayant longtemps travaillé dans les achats, la partie sourcing est très importante pour moi. Je me suis fixé deux règles de conduite : la première c’est de ne pas avoir d’intermédiaire. Je ne passe pas par des grossistes, je suis en relation directe avec mes fournisseurs. Je sais d’où vient mon matériel. C’est une question prioritaire de proposer un produit sain. Un produit dans lequel je suis sûre qu’il n’y ait pas de plomb, de nickel ou de cadmium. La deuxième règle, c’est de travailler prioritairement en France, et quand ce n’est pas possible en Europe. La seule matière qui ne vient pas d’Europe, c’est la suédine, qui vient du Japon car c’est le meilleur niveau de qualité que j’ai pu trouver. Les chaînes, les fermoirs, les apprêts viennent d’Italie. Il y a quelques pièces qui viennent de Grèce. Et pour les cristaux de Swarovski ou les perles de verre, je travaille avec la République Tchèque qui dispose de la plus prestigieuse industrie en la matière. Trouver les bons partenaires prend du temps, coûte plus cher et a un impact sur le prix. Mais c’est important pour moi de travailler avec des produits de qualité et qui n’ont pas fait quatre fois le tour de la planète avant d’arriver dans mon atelier.

Où puisez-vous votre inspiration ?

Mes sources d’inspiration sont très protéiformes ! J’aime beaucoup l’Art déco, c’est un univers graphique qui me parle. Mais de façon générale, je garde les yeux grands ouverts. Tout est source d’inspiration. J’ai toujours des petits carnets sur moi, dans mon sac à main, sur ma table de chevet, dans presque chaque pièce de la maison ! Quand je vois quelque chose qui m’inspire, je griffonne un petit truc et j’y reviens plus tard. D’ailleurs j’ai fait un apprentissage ces derniers mois : c’est très compliqué de travailler à rebond du temps pour moi. Je trouve ça très dur de créer une collection hiver quand je suis en été. Cela peut paraître saugrenu, mais comme je m’inspire de mon environnement et que j’aime porter mes prototypes, j’ai besoin d’être dans la saison qui correspond aux pièces que je fabrique.

Il y a-t-il un projet particulier sur lequel vous avez aimé travailler et pourquoi ?

Oui j’ai travaillé avec une créatrice de robes de mariée, c’était un projet très sympa. J’ai créé une petite capsule mariage pour accompagner ses créations. En tant que créateur, on fait un métier isolé, mise à part les temps où l’on vend nos produits dans des événements ou des salons. C’était un plaisir de rencontrer une autre créatrice. On a travaillé les matières, les couleurs, les longueurs des bijoux au regard des robes qu’elle avait dessinées. J’ai adoré faire ça, je pense d’ailleurs faire une capsule mariage pour le printemps prochain… !

Vous préparez actuellement votre prochaine collection. Pouvez-vous nous dévoilez quelques pistes envisagées en exclusivité ?

La prochaine collection sera très colorée et il y aura du volume, notamment pour les boucles d’oreilles… ! Mais toujours dans l’esprit de la marque, vous retrouverez des pièces assez fines et de nombreux sautoirs. Il y aura aussi de nombreux bijoux en multi-rangs et je vais travailler de plus en plus avec des perles de verre. Je vais introduire des matières un peu différentes, tout en restant dans l’esprit Bastille.

Avez-vous un conseil pour les futurs créateurs et créatrices ?

Mon entreprise est toute jeune, je ne suis pas sûre d’être légitime pour donner un conseil. Mais je peux dire un mot sur la partie « achat » que je connais bien. Il est important de prendre le temps de calculer son coût de revient pour définir son prix de vente. Et surtout il ne faut pas oublier que, quand on choisit ce métier, la capacité à créer c’est le cœur du moteur, mais derrière c’est une entreprise à gérer. Je consacre la moitié de mon temps à la création des bijoux et l’autre partie à la gestion de mon entreprise (comptabilité, gestion des partenariats, mise en place des événements à venir, commercialisation, marketing etc.). Ce n’est pas toujours l’image que l’on a du métier de créateur.

Et pour finir, un lieu ou une bonne adresse à recommander à nos lecteurs ? :)

Ce n’est pas un endroit secret, mais je recommande les Halles de Bacalan à Bordeaux ! C’est un marché couvert avec des produits locaux de super qualité. On peut y déguster des huîtres du bassin, des produits basques… C’est très convivial ! C’est très sympa si on vient visiter la ville pour un weekend. C’est juste à côté de la Cité du Vin donc ça peut être un bon combiné.

NOTRE SÉLECTION DE BIJOUX BASTILLE EST À RETROUVER SUR NOTRE ESHOP